Développement du Safran

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Développement du Safran : une culture alternative à haut rendement

Problématique :

Les principaux facteurs de la perturbation et de la dégradation des écosystèmes forestiers au Moyen Atlas sont (i) le surpâturage, (ii) la surexploitation du bois de feu et (iii) la pauvreté. Ces trois facteurs sont interdépendants et agissent en même temps en tant que causes et effets.

Objectif : Dans le cadre de l’opérationnalisation de son plan stratégique, en particulier, l’axe relatif à la diversification et l’amélioration des revenus de la population locale, l’AFMI a réalisé un essai de culture du Safran sur une parcelle sise à Timahdite. Cette culture à haute plus-value, peut avoir un impact positif sur la conservation des ressources forestières par l’amélioration des revenus de la population locale.

Projet et développement:

L’AFMI, en collaboration avec ses partenaires, a développé la culture de safran, à titre prospectif et démonstratif, dont les résultats pourront servir à la sensibilisation et à la vulgarisation de cette culture de montagne. 

La première expérience conduite de culture du Safran dans la commune de Timahdite (province d’Ifrane) a donné des résultats satisfaisants avec un rendement de première année de  624 g/ha et le produit ayant été qualifié par les spécialistes de « Produit de premier choix ». A partir de la 3ème année le rendement pourra atteindre 4 kg/ha, soit une valeur marchande de l’ordre de 80.000 à 100.000 dh/ha (en fonction du prix qui varie entre 20 et 37 dhs/g).

Suite aux résultats obtenus, l’extension de cette culture a été lancée avec la collaboration des services de la province d’Ifrane. Vingt-quatre dossiers de candidature ont été déposés au siège de l’AFMI, dont neuf répondent aux critères requis, ce sont eux qui ont participé à la deuxième phase de la promotion de la culture du safran, et qui ont bénéficié des formations sur l’itinéraire technique et le suivi au champ.

Vulgarisation et impact du projet

Le revenu potentiel qui pourrait se  dégager de la culture du safran sera en moyenne de 6500 à 8000 dhs/mois, ce qui constitue  une alternative justifiée aux actions de surexploitation des ressources forestières par les populations démunies (troupeau limité, SAU limitée).

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